Une cuma qui écoute les jeunes

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Réunion échange jeunes Orne
A l'invitation de la Cuma de St Germain de Martigny (Orne), 18 jeunes se sont retrouvés pour une soirée conviviale et d'échanges sur l'avenir. Agrandissement des structures, évolutions des productions et des pratique...La cuma a-t-elle encore un avenir à moyen terme?


Quelles sont les attentes des plus jeunes ?     


  Les plus jeunes, ce sont 9 installés (individuel ou gaec), 6 étudiants (Bac pro, Bts) et 3 salariés agricoles dont celui de la cuma. En première partie de soirée, le groupe s’est exprimé sur l’image qu’il a de la cuma actuelle, par le biais d’un « mini-cumascope » (voir à la fin de l'article). Les points les mieux notés ont été : la performance des matériels, leur disponibilité et les prix pratiqués. A l’inverse, l’investissement de la cuma sur le territoire par le biais d’activités telles que la valorisation du bois énergie, les déchets verts ou autres, ont été considérés en point faible.     


Ce qui leur plait ?     


  Ensuite, chaque jeune a pris la parole pour dire son intérêt à être en cuma à l’avenir. Le coût est largement mis en avant : « c’est le nerf de la guerre ». A cela s’ajoute le lien social : « il n’y a pas 36 lieux où l’on peut rencontrer e travailler avec les voisins, la cuma le permet. » Un argument souvent cité, qui a ravi le président de la cuma, Eric Corbin… qui ne s’y attendait pas. Autre motif : pourvoir accéder à du matériel récent et performant, ce qui reste difficile seul.


Ce qu'ils redoutent ? 


  Les freins évoqués portent sur la crainte d’un manque de disponibilité : distance entre les adhérents, durée des trajets. « Sur ce sujet, le conseil d’administration doit être vigilant et créer davantage de     
sous-groupes pour certaines activités » a relevé le président. Autre limite de la cuma pour les jeunes : « la négligence » de certains adhérents. Pour eux, « il y a nécessité d’avoir du matériel systématiquement prêt à l'emploi. Ils ajoutent: avec le travail qu'on a sur nos structures, on n'a pas de temps à perdre avec du matériel dont l'entretien ou l'usage a fait preuve de négligence. Le groupe s'est alors prononcé pour une application rigoureuse du réglement intérieur.


Des projets séduisants     

   
  Plusieurs projets on été mis en avant. Le plus avancé est celui du hangar : la prospection pour trouver un terrain a été validée à l’assemblée générale en juin 2013. Ce hangar permettrait de rassembler l’ensemble du matériel sur un même site, central, avec un atelier pour le salarié. Il soulagerait le travail des responsables matériels, dont le renouvellement pose question. A ce titre, la réservation du matériel par internet, mise en place récemment, est perçue favorablement. L’embauche d’un second salariépourrait être bénéfique pour déléguer des travaux clés en main et réaliser de nouvelles activités,telles que le débroussaillage. A suivre!    


La cuma de saint-germain de Martigny en bref:

¤ 43 adhérents
¤ 1 salarié temps plein
¤ CA: 185 000 €
¤ 2 moissoneuses batteuses
¤ 1 ensileuse
¤ 1 tracteur
 

Le mini-cumascope: Pratique en réunion!


  Emprunté à la fédération des cuma de L’Indre, cet outil permet à chaque adhérent de noter de 1 à 10 les huit critères d’appréciation de la cuma : prix, entretien du matériel, performance, disponibilité du matériel, entente dans la cuma, entraide, fonctionnement, action de la cuma sur le territoire (déneigement, débroussaillage…). Une étoile à 8 branches permet de matérialiser les réponses
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